CultureMichaëlle Richer : un grand début pour un mini-album

Avatar David Simard-Jean13 novembre 20194 min

L’auteure-compositrice-interprète Michaëlle Richer lancera le 14 novembre Fâcheuse tendance, son premier mini-album professionnel. Portrait de la gagnante du deuxième prix d’UQAM en spectacle de 2017 qui entre dans la cour des grands.

« J’ai commencé à faire de la musique parce que mon frère était mon idole. Lui, il a commencé à suivre des cours de clarinettes et moi, à huit ans, je voulais faire la même chose que lui », explique l’artiste de 22 ans. Elle poursuivra dans ce domaine, alors que son frère se détachera peu à peu de la musique. Si elle a débuté par la clarinette, Michaëlle Richer s’est plus tard mise à la guitare, ajoutant ensuite le chant : « Je chantais un peu, j’étais trop gênée pour chanter seule […] jouer de la guitare m’a permis après ça d’être moins pudique par rapport à ma voix. » 

Elle continuera sa carrière musicale en participant à Cégeps en spectacle en 2015, où elle a représenté le programme en Arts, lettres et communication du Collège André-Grasset, concours pour lequel elle s’est rendue en finale nationale. Cette expérience l’a beaucoup inspirée pour aller étudier de 2015 à 2016 à l’École nationale de la chanson de Granby. Michaëlle a par la suite fait des études en sexologie à l’UQAM, tout en poursuivant l’apprentissage de la musique lors de cours privés. Elle a aussi démontré son talent à l’événement UQAM en spectacle en 2017. « J’avais jamais fait de scène avant Cégep en spectacle, c’était très professionnel, le fun et sécurisant pour une première fois », raconte-t-elle. 

Une première fois intense

Le style musical de la jeune artiste a beaucoup changé depuis ses débuts : « Il y a eu une énorme évolution. Au début, [la musique de] Michaëlle était beaucoup plus guitare-voix piano-voix, c’était très très folk, low-key », explique Renaud Paquette, gérant de l’artiste depuis trois ans. L’enregistrement a été l’occasion pour la chanteuse de varier son style. « À la base, les tunes sont écrites de manière folk. Maintenant, il y a plus des dimensions pop, alternatives, groovy », précise l’artiste. Ces changements ont transformé son style en « mélo-indie-franco-groove », comme l’appelle son gérant.

Enregistrer son premier album studio a été un travail de longue haleine pour Michaëlle. « Le projet, ça fait longtemps qu’il était en studio, on parlait d’une sortie en 2017. Ça a été un long processus créatif », mentionne Renaud Paquette. « Ce qui a vraiment tout fait débouler, c’est la rencontre avec le réalisateur de l’album, Blaise Borboën-Léonard. Ça a connecté avec Michaëlle humainement donc ça a fait avancer le projet », raconte-t-il. Blaise Borboën-Léonard a mixé l’album en plus d’en faire quelques arrangements. 

Les 14 jours de travail ont été une expérience forte en émotions pour la jeune musicienne. « C’était très intense, parce que pour moi c’était overwhelming de découvrir tout ce monde-là d’enregistrement », affirme-t-elle. La musicienne en a beaucoup appris sur l’équipement utilisé et les rudiments de l’enregistrement. « C’était bizarre, parce que c’est un travail qui était extrêmement cérébral, mais quand venait le temps de l’interprétation, c’était émotif aussi. »

Le grand lancement

Le concert de la musicienne montréalaise aura lieu dans le cadre du festival Coup de coeur francophone, reconnu pour faire des lancements d’artistes. « Il y a des diffuseurs pros, des professionnels de l’industrie qui viennent voir les spectacles, donc c’est un bon tremplin », explique Renaud Paquette, fébrile quant à l’événement. Michaëlle ajoute qu’elle voit le lancement comme une grosse fête : « Le côté business et management, je laisse ça à Renaud. Mon but c’est juste d’avoir du plaisir ! »

Michaëlle Richer lancera son album lors d’un concert le 14 novembre prochain à la Sala Rossa, située sur le boulevard Saint-Laurent. Un spectacle dans lequel la scène sera exceptionnellement située au milieu de la salle, avec des projections comme décor. Fâcheuse tendance est disponible depuis le 18 octobre sur toutes les plateformes numériques.

Photo FLORIAN CRUZILLE MONTRÉAL CAMPUS

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