UQAMAucune position officielle de la rectrice concernant la rémunération des stages

Avatar Florence Tanguay1 février 20194 min

La rectrice de l’UQAM Magda Fusaro n’a émis aucune position claire quant à la question de la rémunération des stages, lors d’une rencontre d’échanges tenue avec la communauté étudiante vendredi.

Cette deuxième rencontre, qui faisait suite à celle de septembre dernier, avait pour but de tenir les étudiants et les étudiantes informé(e)s des démarches de l’UQAM concernant la rémunération des stages.

Cet enjeu préoccupe considérablement les associations étudiantes et les groupes de mobilisation, qui laissent planer le déclenchement d’une grève générale illimitée. La déléguée étudiante désignée au conseil d’administration de l’UQAM Stéphanie Thibodeau croit qu’il y a « un momentum très intéressant qui arrive dans le prochain mois », dû à « deux semaines avec beaucoup d’assemblées générales de grève ».

Dès le début de la rencontre, Magda Fusaro a qualifié « d’éléphant blanc dans la pièce » la menace de grève imminente. « Je ne traiterai pas de cette décision, car cette décision vous appartient », a-t-elle indiqué. La rectrice en a cependant profité pour rappeler la diversité et la complexité des stages, qui rendent leur rémunération tout aussi fastidieuse. « À des situations aussi multiples et aussi différenciées, on ne peut pas donner une solution unique. Il y aura des solutions multiples », a-t-elle affirmé.

Méthode de travail qui ne fait pas l’unanimité

La rectrice a salué la sortie du ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, qui a assuré il a près de deux semaines que les conditions salariales des stagiaires allaient être revues. « Le gouvernement parle de compensation. Nous, on n’exclut aucun des moyens, c’est un éventail », a affirmé Mme Fusaro.

Plusieurs discussions sont en cours, notamment avec le ministère, le Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) et les associations facultaires étudiantes de l’UQAM, pour établir la ligne directrice afin de répondre aux besoins des stagiaires. Stéphanie Thibodeau s’attend à ce que la rectrice joue un rôle important à l’intérieur de ces discussions, en étant « une déléguée uqamienne, une déléguée de l’ensemble de la communauté universitaire. »

Un groupe de travail s’affaire présentement à étudier la question de la rémunération des stages. Sept sièges, représentant chacune des associations facultaires, ont été mis à la disposition des étudiants et des étudiantes qui souhaiteraient participer aux discussions. Pourtant, après deux appels qui auraient été lancés à la population étudiante, ces sièges sont toujours vacants.

Un étudiant a tenu à souligner le « malaise généralisé » quant à cette façon de fonctionner. « Il y a plusieurs associations facultaires qui ont décidé de ne pas envoyer de personne, car la revendication, c’est la rémunération de tous les stages. On ne veut pas un comité pour commencer à catégoriser les stages », dit-il. L’étudiant a ajouté que sept personnes pour représenter l’ensemble de la population de l’UQAM, c’est « un chiffre relativement bas et arbitraire ».

Les étudiants et les étudiantes présent(e)s lors de la rencontre ont mentionné que l’université souhaite « obtenir le ressenti de la population étudiante. Or, le ressenti de la population étudiante existe sur Internet et dans les magazines depuis des années », a-t-on indiqué dans l’audience.

Protection des stagiaires

À noter que six associations facultaires revendiquent, en plus de la rémunération de tous les stages, la protection des stagiaires par le biais d’assurances et de règlements. Seule l’Association étudiante de l’École des sciences de la gestion ne s’est pas prononcée sur l’enjeu.

La rectrice rappelle qu’il existe différentes couvertures, selon le statut et le programme des étudiants et des étudiantes, dont une assurance de l’UQAM qui couvre les étudiants et les étudiantes de l’université « dans la grande majorité des stages ».

Plusieurs questions ont ciblé le renouvellement de la Politique 16, concernant le harcèlement sexuel, qui est toujours en cours de finalisation. Cette politique ne protège pas, jusqu’ici, les stagiaires. La rectrice a avoué ne pas savoir si cette situation allait changer, ne pouvant intervenir dans la progression du travail du comité de révision, arguant qu’il s’agirait d’« ingérence » de sa part.

Les étudiants et les étudiantes ayant raté la rencontre du 1er février et qui souhaiteraient obtenir des informations concernant les démarches entreprises par l’UQAM et les développements du dossier pourront se renseigner sur un nouveau site Internet nommé « Info-Stages », qui sera mis en ligne le lundi 4 février.

photo: MARTIN OUELLET-DIOTTE ARCHIVES MONTRÉAL CAMPUS

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