À la uneUQAMLes étudiants décrochent du sans-fil

Félix Lebel21 février 20183 min

Alors que la grogne des étudiants envers le réseau sans fil eduroam est palpable, l’UQAM a lancé un processus d’appel d’offres pour l’acquisition de 4 000 nouvelles bornes émettrices pour offrir progressivement une couverture complète sur le campus à compter de la session d’automne 2018.

« Lent », « inconstant », « capricieux » : les qualificatifs utilisés au sein de la communauté étudiante ne manquent pas pour décrire le réseau Internet sans fil de l’UQAM, eduroam.

En demandant à 30 étudiants s’ils étaient satisfaits du réseau sans fil, 24 répondants se disaient insatisfaits de la vitesse de chargement du réseau Wi-Fi. Il est parfois si difficile de charger une page Web que certains étudiants se tournent vers leurs propres données cellulaires pour utiliser Internet. « Le matin, je ne peux même pas vérifier mon local de classe avec le Wi-Fi. J’utilise toujours mon LTE à la place. Le Wi-Fi de l’UQAM est simplement trop lent », explique l’étudiant en administration de l’École des sciences de la gestion Michael Dansereau.

Le maillon faible

« Présentement, le réseau couvre environ 25 % de l’université, pour environ 1 000 bornes réseau », explique le directeur adjoint de la division des réseaux de l’UQAM, Ian Ruel. À l’heure actuelle, cette quantité de points d’accès réseau est insuffisante pour offrir une couverture efficace aux étudiants, d’autant plus que les équipements sans fil sont en place depuis plus de douze ans.

Moins il y a de bornes émettrices, plus la vitesse est lente, car tous les usagers doivent partager la même connexion sans fil. Au moment où un utilisateur se trouve moindrement éloigné du point d’accès, il ralentit l’ensemble des usagers, puisque l’ancienne technologie sans fil traite les demandes de connexion une à la fois.  

Dès la session d’automne 2018, 4 000 nouvelles bornes émettrices plus performantes seront progressivement installées pour couvrir la totalité des salles de classe et des pavillons de l’université. Ian Ruel se dit très confiant de la puissance des équipements à venir, pour lesquels l’UQAM a déboursé plus de quatre millions de dollars. « Avec ce qui s’en vient, ce sera comme le jour et la nuit », explique M. Ruel.

Le programme eduroam, qui découle de « education roaming » (mobilité de l’éducation), est un vaste système informatique interscolaire, auquel l’UQAM s’est souscrite en 2012. Disponible dans plus de 70 pays, il permet aux membres des institutions inscrites de se connecter automatiquement au réseau Internet de tous les campus participants.  

Les infrastructures actuelles peinent cependant à soutenir la demande, surtout durant les heures de pointe, car le service eduroam connecte automatiquement tous les appareils dont la fonction « Wi-Fi » est activée.

Si un étudiant doit utiliser le réseau sans fil pour des tâches courantes, il est donc suggéré d’éviter les endroits achalandés tels que la cafétéria « La Verrière », l’agora et les corridors menant à la sortie du métro Berri-UQAM.

Ceux qui voient l’arrivée des nouveaux équipements comme l’occasion de rattraper leur série télévisée préférée entre deux cours seront probablement déçus. En effet, il existe un outil modérateur de bande passante, qui ralentit la vitesse de connexion à ceux qui n’en font pas un usage strictement scolaire.

 

photo : MARTIN OUELLET MONTRÉAL CAMPUS

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