À la uneCultureIgloo, Igloo, Igloo!

C’est avec enthousiasme que les amateurs d’électro ont revêtu leurs habits de neige colorés pour un troisième weekend de l’Igloofest. Entre tenues à plumes, costumes de ballons et lunettes de ski, l’ambiance était toujours au rendez-vous!

Antidote 10

Couvert par un total de 65 médias différents, le festival hivernal de la métropole québécoise gagne toujours en popularité. D’après le porte-parole François Fournier, l’évènement attire des journaux de partout au Canada, mais aussi de New York, Chicago et Boston.

Que ce soit autour d’un feu de camp avec des guimauves, tout en haut des glissades ou en utilisant le photobooth, le public montréalais a pu retomber en enfance tout en profitant d’une programmation musicale haute en diversité. Pour la soirée du 30 janvier, le DJ français Sébastien Léger est revenu électriser le public igloofestien avec une musique entraînante, tandis que des artistes québécois comme DJ Poirier ont fait lever l’ambiance avec de l’électropicale.

Premier festival d’envergure

Des vinyles à la maison, un bar appartenant à son père, la promesse d’obtenir des tables tournantes en échange de bonnes notes: tous les éléments étaient présents pour que Mr. Touré!, alias Sagewondah, se plonge dans la musique.

D’abord étudiant en communication, puis promoteur évènementiel, le DJ montréalais prône la diversité musicale dans ses mixages. Ce que le site de l’Igloofest qualifie d’électrotropicale est en fait un mélange de hip-hop, de dance hall, d’électro, bref un beau melting-pot. «J’essaye de produire des beats qui touchent le plus de monde possible… comme presque tous ceux qui font de la musique, je crois», explique-t-il.

L’artiste, qui a d’abord «cru à un spam» lorsqu’il a reçu son invitation, n’en est pas à son premier festival. Néanmoins, l’Igloofest est assez unique en son genre. «C’était ce à quoi je m’attendais, et même plus! Il y avait plus de monde que d’habitude, raconte-t-il, encore sous l’émotion. C’est intense! »

Un festival d’hiver demande tout de même une certaine adaptation. «Il y a une différence de crowd. Tu ne peux pas y aller mollo, dit-il en riant. J’essaye d’y aller par vagues.»

Même si l’expérience demande beaucoup d’énergie, Mr. Touré! n’hésiterait pas à la revivre. «Définitivement! Je veux faire le plus de soirées thématiques possible, parce que tu vois tout de suite que tu gagnes du public, explique-t-il. Par exemple, il y a des gens qui me suivent depuis que j’ai fait le Picnik Électronik.»

C’est cependant sous son autre identité artistique, Sagewondah, qu’il est possible de retrouver l’artiste montréalais à l’œuvre dans des bars tels que l’Artang, le Fitzroy ou encore le Confessionnal.

Olivia, alias Tizi, a exprimé le même étonnement lorsqu’elle a reçu son invitation pour l’Igloofest. La DJ qui joue souvent au Beach Club l’été n’y croyait pas. C’est elle qui a pourtant ouvert la soirée du 28 janvier consacrée à Mr. Oizo.

«Je me sens extrêmement libre ici, raconte-t-elle. Habituellement, j’ai des contraintes pour jouer de la musique plus commerciale, mais ce soir, aucun problème. Je peux enfin jouer ce que je veux.» La DJ croit que son ascension sera principalement due à une bonne maîtrise de son image et de sa marque. «Aujourd’hui, tout passe par les réseaux sociaux. Je dois publier quelque chose avant et après mon spectacle, mais aussi pendant. Et avec des vidéos c’est encore mieux», croit-elle.

Diversité, quand tu nous tiens !

Comme l’explique Nicolas Cournoyer, co-fondateur et directeur de l’Igloofest, le festival a pour mission de «faire en sorte que les gens puissent découvrir la musique électronique qui est méconnue, souvent associée juste à un boum boum, alors que son spectre musical est très large.» Le festival hivernal est également reconnu pour ses traditionnels habits de neiges aux couleurs fluorescentes, qui contribuent à l’ambiance, mais aussi à faire tomber certaines barrières. «L’Igloofest, c’est une ouverture autant musicale que sociale, confesse le directeur de l’événement. On peut y voir des gens de partout : des folkloriques, des hippies, des douchebags, des étudiants. Les gens sont là pour une raison : avoir du plaisir.».

Avec son tout nouvel agencement structural en 2016, l’Igloofest prépare déjà des surprises pour 2017 avec des projets tels qu’un «parcours déambulatoire dans le Vieux-Port» et l’organisation «d’olympiades loufoques qui revisiteront les sports d’hiver de manière décalée», détaille Nicolas Cournoyer.

Photo: Alexis Boulianne

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *