À la uneCultureUne pop à saveur «Coconut Water»

Avatar Catherine Charron10 octobre 20153 min

Toutes de noir vêtues, une atmosphère complètement sautée, une énergie enivrante: coup de cœur pour Milk & Bone qui s’est produit le 7 octobre sur les planches du théâtre Corona.

Antidote 10

En cette première montréalaise, c’est une salle comble qui a accueilli Laurence Lafond-Beaulne et Camille Poliquin, mieux connues sous leur acronyme Milk&Bone. Le théâtre Corona, qui affichait complet une semaine avant le spectacle, vibrait au son des beats enveloppants du duo créé au Cégep de Saint-Laurent.

Aérienne, cette pop savamment mixée nous transporte dans un univers qui leur est propre, où le ukulélé se mêle à des sons plus rythmés, où le piano accompagne les harmonies envoûtantes des voix des deux interprètes.

Ce qui frappe le plus lorsqu’on assiste à leur spectacle, outre la qualité de leur interprétation, c’est la chimie qui unit ces deux jeunes femmes. Des regards lancés de biais alors qu’elles interprètent des pièces comme Easy to Read, des sourires d’extase devant une foule qui acclame ces deux révélations de la SOCAN. Elles sont vraies et bourrées de talents.

Le duo a, entre autre, offert une composition concoctée la veille, entre 19h30 et 23h30 selon leurs dires. Une reprise d’une ancienne collaboration qu’elles avaient faite avec l’artiste RIVVER, Am I Ok, un clip qui vaut d’ailleurs le détour. La foule n’aurait pu démontrer plus d’enthousiasme. Elle est en transe, bouge au rythme de la basse, des gens planent, volent, sourient, c’est ça la vibe Milk & Bone.

Somme toute, une première rentrée montréalaise fort réussie pour les deux membres du groupe, malgré les animations projetées sur l’écran géant qui surplombait la scène. L’éclairage aux variations psychédéliques, qui collaient aux mélodies, a su sauver la donne.

CRi et Geoffroy ont tous deux assuré les premières parties, le premier rappelant énormément le style de James Blake par ses voix robotiques, son synthétiseur et ses rythmes entraînant. Le second nous transporte d’une atmosphère à l’autre, passant d’un son électropop à la Chet Faker pour devenir plus groove dans la dernière pièce présentée (dont l’interprète a avoué sa préférence). Geoffroy habite la scène, aime le public, offre un produit fini. Prometteur pour le petit dernier de la maison Bonsound qui sortira un premier EP le 13 novembre prochain.

Photo : Bruno Guérin

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