À la uneCultureLa Lim se paie un band

Avatar Olivier Lefebvre11 novembre 20131 min

La Ligue d’improvisation montréalaise (LIM) a proposé dimanche au Lion d’or une comédie musicale unique livrée au public du Coup de coeur francophone. Dirigés par le comédien Frédéric Barbusci, les improvisateurs ont joué et chanté sur une trame sonore produite en direct par le groupe d’improvisation musicale, Wonder-Trois-Quatre.

La LIM se distingue des autres ligues d’improvisation par son approche théâtrale. En saison régulière, un match de la LIM réunit deux troupes de cinq comédiens qui s’affrontent selon un scénario réfléchi à l’avance par un maître du jeu. Dimanche, le scénario et les rôles avaient été élaborés par Frédéric Barbusci. Les joueurs ont été invités à commémorer la mort du chanteur populaire fictif Raymond Thibault. Les proches du défunt ont été conviés à chanter pour produire un album sous la direction d’un producteur dérangé.

Le public a eu droit à une parodie des Soeurs Boulay avec Les Soeurs Boulettes et à une prestation de rappeurs stéréotypés Les Frozen Guy’s. Les interventions des comédiens étaient partagées entre trois espaces distincts: un studio d’enregistrement sur la scène principale, un studio de radio à l’avant-scène côté cour et des lieux secondaires sur une scène placée au milieu de la salle.

La vivacité d’esprit des improvisateurs aurait pu faire croire au public que tout était orchestré à l’avance. Peu de cafouillages ont été remarqués, mis à part lors du tableau final réunissant tous les comédiens sur scène. Pourtant, les improvisations chantées sont redoutées par les improvisateurs professionnels. La technique du groupe Wonder-Trois-Quatre est impressionnante. Le chef d’orchestre, Éric Desrouleau, ancien du groupe Mes Aïeux, dirige ses musiciens avec confiance en exécutant une panoplie de gestes avant d’aller reprendre sa guitare pour les accompagner. Dimanche, la musique entrait en harmonie avec le jeu des comédiens et en faisait partie intégrale.

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