SociétéMettre la table pour une soupe populaire

Avatar Simon Dansereau22 mars 20132 min

Le 15 mars dernier se tenait la deuxième rencontre de la Table de travail pour le projet de mise en place d’une cuisine collective à l’UQAM. La réunion visait à discuter des conditions nécessaires à l’élaboration permanente d’une soupe populaire.

Le projet de souper populaire à l’UQAM est une initiative du regroupement Ras-le-Bol, qui vise à aider les étudiants défavorisés à se nourrir, en leur offrant des victuailles gratuites dans l’enceinte de l’Université.

À l’issue de la rencontre, peu d’avancées sont à signaler. «Tout le monde veut que le projet se fasse, mais il va falloir faire des compromis sur plusieurs modalités», souligne Camille Allard, impliquée au projet Ras-le-Bol. La première table de travail a surtout servi de séance d’informations, alors que celle de vendredi devait permettre de s’entendre sur l’application concrète du projet. Aucune entente n’a finalement abouti.

Le Ras-le-Bol veut installer ses activités dans l’ancienne cafétéria du pavillon J, inutilisée depuis dix ans, ce que refuse l’UQAM. «Ils ne veulent pas qu’on le fasse dans le A ou dans le J, parce que c’est trop proche de la cafétéria», précise Camille Allard.  Dans ce contexte, le regroupement étudiant prévoit d’ici la prochaine table de travail visiter d’autres locaux qui seraient disponibles, sans toutefois arrêter la distribution de nourriture. «Je pense que cette distribution pas legit a permis de rassembler les gens rapidement autour du projet. Ça nous donne un rapport de force», mentionne l’étudiante en animation et recherche culturelle.

En attendant de s’entendre avec l’Université sur l’attribution d’une cuisine permanente, le Ras-le-Bol pense pouvoir trouver un compromis pour pouvoir s’installer dans un local temporaire pour entreposer la nourriture. Présentement, les aliments sont préparés au People Potatoes, la cuisine collective de l’Université Concordia, entreposée là-bas puis transportée en taxi jusqu’à l’UQAM. «Si on pouvait au moins un espace d’entreposage adéquat, ça allègerait beaucoup la tâche», affirme Camille Allard.

L’étudiante reconnaît que d’ici la prochaine table de travail son organisme devra aussi continuer de réfléchir à l’interne sur sa mission et sur plusieurs modalités de fonctionnement. Elle souligne par exemple la fréquence de distribution des repas ou encore du statut des employés de la soupe populaire, bénévoles ou rémunérés,  qui seront sujettes à débat.

Quant au GRIP (Groupe de recherche sur l’intérêt public de l’UQAM), lui aussi impliqué dans le projet, il s’est fait avare de commentaires à la sortie de la rencontre. «Nous sommes en pleines négociations et discussions présentement, rien n’est définitif, nous allons nous concentrer là-dessus», s’est contenté de dire Michael Borphy, le co-coordonnateur du GRIP-UQAM.

Le Ras-le-Bol devra aussi composer, au cours de ses discussions avec l’UQAM, avec l’opposition du syndicat des employés de l’Université, qui craint des mises à pied possibles à la cafétéria. «On aurait espéré que le syndicat soit solidaire. Là, ils nous disent que la précarité financière de leurs membres est plus importante que celle des étudiants», dit Camille Allard.

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