Non classéLe gouvernement propose une indexation de 3%

Avatar Melissa DesGroseilliers26 février 20133 min

Le gouvernement du Québec a proposé une indexation de 3% par année des droits de scolarité lors de la première journée du Sommet sur l’enseignement supérieur à la galerie l’Arsenal, dans Griffintown. Cette hausse sera accompagnée d’une amélioration de l’aide financière aux études et d’une hausse du crédit d’impôt pour les droits de scolarité, qui devrait rapporter 187 millions au gouvernement.

La journée de ce lundi était divisée en quatre principaux thèmes : la qualité et la gouvernance des institutions, la recherche et la collaboration entre les établissements et leurs milieux, le financement des institutions et l’accessibilité de celles-ci. Le gouvernement Marois a proposé l’indexation lors de la quatrième séance. Selon les informations obtenues par Radio-Canada, ce décret aurait été prévu d’entrée de jeu.

La création d’un Conseil national des universités

Lors du premier bloc de discussions portant sur la qualité de l’enseignement supérieur et la gouvernance des établissements, le gouvernement Marois a proposé l’adoption d’une loi cadre sur les universités, la création d’un Conseil national des universités ainsi que la révision de la reddition des comptes des institutions d’enseignement supérieur.

Dès mars 2013, un chantier devrait être mis en place dans le but de proposer le mandat et le fonctionnement du Conseil. L’ancienne directrice générale de la Grande bibliothèque de Montréal et la précédente directrice du journal Le Devoir, Lise Bissonette, ainsi que John Porter, ancien directeur du Musée National des Beaux-Arts du Québec, sont pressentis pour diriger ce chantier. Le Conseil national des universités sera un organisme indépendant chargé «d’assurer certaines fonctions de gouvernance et d’attestation de la qualité à l’égard du système universitaire».

Martine Desjardins de la FEUQ a exprimé certaines craintes quant à l’encadrement du Conseil et elle désire voir celui-ci se doter d’un pouvoir de recommandation. Selon les déclarations du ministre de l’Enseignement supérieur, Pierre Duchesne, les réactions face à cette proposition semblent positives. Certaines précisions quant à la redéfinition des conseils d’administration et à la reddition de compte devront toutefois être ajoutées.

Investissements massifs en recherche

En ce qui concerne la recherche universitaire et la collaboration entre les établissements et leur milieux, le gouvernement a rappelé son désir de réinvestir 26,5 millions de dollars dans les fonds de recherche du Québec. Le gouvernement prévoit aussi 8,5 millions afin d’offrir un soutient plus adéquat aux étudiants autochtones ou handicapés. La Table de concertations étudiantes du Québec a quant a elle avancé l’idée d’intégrer une référence nationale en matière d’étudiants et de chercheurs.

La première ministre Marois a affirmé que le gouvernement maintiendra les compressions de 250 millions sur deux ans dans le réseau universitaire. Malgré le doute de certains participants du Sommet, elle affirme que le gouvernement réinvestira 1,8 milliards de dollars en sept ans dans les universités. Il faudra malgré tout attendre juin 2014 pour obtenir le rapport final sur le financement des universités.

Turbulences en marge du Sommet

La manifestation contre le Sommet sur l’enseignement supérieur qui avait débutée calmement s’est soldée par deux arrestations en fin de soirée, après que l’attroupement eut été déclaré illégal. Après s’être rassemblés au square Cabot, les manifestants se sont dirigés vers l’Arsenal où ils ont fait face à de nombreux policiers.

Plus tôt dans la journée, les bureaux du ministre de Pierre Duchesne et du ministre responsable de la région de Montréal Jean-François Lisée ont été vandalisés. L’entrée du bâtiment permettant l’accès au député de Laval-des-rapides, Léo-Bureau Blouin et l’édifice du ministère de l’Éducation ont aussi été ciblés par des actes de vandalisme.

Dimanche, la Fédération universitaire du Québec (FEUQ) et l’aile jeunesse du Parti québécois rappelaient  au gouvernement en place l’importance de réduire l’endettement étudiant. Selon la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, ce sont le gel des frais de scolarité et l’amélioration de l’aide financière aux études qui permettent cet objectif.

Photo: Capture d’écran

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