À la uneUQAML’UQAM change de tête

Le recteur de l’UQAM, Claude Corbo, tire sa révérence en janvier 2013 après trois mandats à la tête de l’Université du peuple. Les deux candidats potentiels à sa succession sont le professeur et chercheur, Gérald Larose, et le vice-recteur à la vie académique, Robert Proulx.

Un homme d’analyse et de société

Professeur à l’École de travail social de l’UQAM depuis 1999, Gerald Larose est détenteur d’une maîtrise en théologie et en service social. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages portant sur les systèmes socio-économiques du Québec et d’ailleurs.

Gérald Larose est principalement connu en tant que figure québécoise du syndicalisme. Sa franchise et sa détermination l’ont porté à la présidence de la Confédération des syndicats nationaux (CSN) pendant 16 ans. «Pendant ce temps, j’ai appris à travailler avec les gens, les écouter et convenir avec eux sur les moyens à prendre pour régler un problème. J’ai acquis des capacités publiques pour produire des résultats sociaux», affirme l’ancien syndicaliste.

Durant ses mandats, le monde syndical a subi des changements profonds passant progressivement du radicalisme à la négociation. «Les talents de négociateurs de M. Larose ont été sollicités à plusieurs reprises lors des pourparlers sur les enjeux financiers de l’Université. Cela fait treize ans que je le connais et il est vraiment un excellent médiateur», déclare la directrice de l’École de travail social Ginette Berteau. Elle ajoute également que le syndicaliste pourrait positionner l’UQAM politiquement face au ministère de l’Éducation.

Sa décision de se lancer dans la course au rectorat de l’UQAM est essentiellement issue du conflit étudiant du printemps passé. Selon Gérald Larose, les universités ont manqué une belle opportunité de lancer un débat de fond sur l’importance des études supérieures dans la société. «L’UQAM a comme mission de contribuer à cette importance et d’en faire une priorité nationale et culturelle et nous avons tous les moyens de le faire», clame le professeur de travail social.

Ses ambitions sont grandes s’il accède au rectorat. Le candidat souhaite redéfinir le cadre financier de l’Université. «Je veux qu’on révise la grille de financement de l’Université avec les décideurs et qu’on donne à l’UQAM tous les moyens nécessaires afin de rassembler et libérer toues les énergies et les capacités extraordinaires dont on dispose», s’enthousiasme-t-il.

Un administrateur-né

Robert Proulx est au service de l’UQAM depuis 1977. Au cours de sa carrière, il a occupé divers postes d’enseignements et administratifs au sein de l’Université.

De 1977 à 1997, Robert Proulx a été chargé de cours dans la faculté de psychologie, directeur de la section neuro et biopsychologie, pour ensuite devenir directeur du département de psychologie.Pendant les neuf années suivantes, il dirigera plusieurs départements, comités et projets de recherche, notamment, le sous-comité des ressources humaines.

Depuis 2008, il est membre du conseil d’administration et de la commission d’études. Il est actuellement vice-recteur au service à la vie académique. Robert Proulx fait également partie du Comité des affaires académiques de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CRÉPUQ).

L’actuel vice-recteur à la vie académique s’est aussi distingué dans les domaines des sciences cognitives, de l’intelligence artificielle puis du génie électrique et électronique. Ses projets de recherche lui ont valu une nomination comme membre senior de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEE).

Crédit photo: archives Montréal Campus

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