UQAMToujours bien vivant

Malgré quelques erreurs de parcours, le Mouvement des étudiants socialement responsables (MESRQ) compte prendre de l’expansion en ralliant de nouveaux membres.

Oeuvrant principalement sur Facebook, le MESRQ prône la hausse des frais de scolarité annoncée dès l’automne 2012 et répète que celle-ci ne restreindra pas l’accessibilité aux études. «De toute façon, la hausse des frais de scolarité est une redistribution des richesses! Tout le monde paye plus et l’argent sert à aider les plus démunis. Si un étudiant veut étudier, il peut», martèle Simon Talbot, nouveau co porte-parole du Mouvement.

L’ancien porte-parole, Jean-François Trudelle, a démissionné sur les médias sociaux la semaine dernière. Dans sa lettre de démission, il reproche au Mouvement de ne pas condamner la brutalité policière ni les propos tenus après la soirée des Jutra, où bon nombre d’artistes avaient arboré le carré rouge. Il exige également que ses anciens collègues sollicitent une intervention publique plus accrue de la ministre de l’Éducation, Line Beauchamp, sous prétexte que le MESRQ n’a pas à défendre «sa hausse».

Selon Simon Talbot, Jean-François Trudelle est «incohérent dans ses propos». Peu importe l’intervention de la Ministre, explique-t-il, elle sera toujours critiquée. Le porte-parole ajoute que le message passe mieux si l’appui à la hausse vient de la part des étudiants.

Il nie cependant toute responsabilité dans le scandale des Jutra, où certains membres du groupe Facebook du MERSQ avaient traité les artistes de profiteurs, qui bénéficient des subventions du gouvernement pour vivre. «Les commentaires sur la soirée des Jutra on été enlevés en quelques instants et le journaliste les a repris hors contexte! C’est du mauvais journalisme pour essayer de salir notre nom», s’indigne Simon Talbot, qui souligne que les membres qui écrivent sur groupe Facebook ne représentent pas nécessairement l’opinion du MESRQ.

 

Troquer le rouge pour le vert

Simon Talbot est confiant que le Mouvement attirera de nouveaux membres dans les semaines à venir. «De plus en plus d’étudiants vont se rallier au Mouvement car ils ne s’identifient pas à la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, qui ne condamne pas les abus et les débordements des manifestations étudiantes», assure-t-il. Selon lui, les étudiants voudront retourner sur les bancs d’école devant le refus catégorique du gouvernement libéral de négocier.

Questionné à ce sujet, son collègue a affirmé que les manifestations étudiantes sont, à la base, illégales. «Cela menotte les policiers dont le travail est de faire régner la paix. Les étudiants ne devraient pas jouer à provoquer et pousser les limites des policiers. Cela éviterait les affrontements», souscrit Oliver Bouvier-Johnston, co porte-parole du MESRQ. Ils avouent cependant qu’il y a eu des gestes regrettables. «Ce qui est arrivé à Francis Grenier, on ne le souhaite à personne.»

Le Mouvement se présente comme «la voix des sans-voix». Selon ses membres, il faut relativiser lorsqu’on parle de 200 000 étudiants en grève. «Les votes de grève se sont souvent faits avec un quorum faible, un vote faible. Il y a donc un bon nombre d’étudiants qui sont en grève contre leur volonté», fait remarquer Simon Talbot.

Le MESRQ compte prendre du galon en intervenant davantage dans la sphère médiatique, sur les réseaux sociaux et sur YouTube. «Nous sommes présentement en train d’établir un plan de match pour les semaines à venir. Nous comptons conscientiser la population à la question de la hausse des frais de scolarité», dévoile Olivier Bouvier-Johnston.

Courtoisie: Gengis Grenier

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