Non classéL’Opération cobra mène vers l’or

Karolyne Delisle-Leblanc10 mars 20102 min

Les cinq membres de l’équipe masculine olympique de patinage de vitesse courte piste ont remporté la course de leur vie, le 26 février dernier, lors du relais 5000 mètres. Parmi les médaillés d’or se retrouve Guillaume Bastille, étudiant à la maitrise en sciences de la Terre à l’UQAM. À peine revenu de la côte ouest canadienne, l’athlète de 24 ans s’est entretenu avec Montréal Campus.

Courtoisie: Patinagedevitesse.ca

Guillaume Bastille n’a pas eu la chance de participer à la finale enflammée, en direct du Pacific Coliseum de Vancouver. Toutefois, dès la course terminée, il s’est précipité sur la glace pour célébrer cette victoire qui était aussi la sienne. En effet, il avait disputé la demi-finale quelques jours auparavant. 

Quand on demande à Guillaume Bastille ce qu’il retient de ses deux semaines passées à Vancouver, il ne sait par où commencer. «Incroyable est sûrement le bon mot! Participer à des Jeux Olympiques dans son propre pays, gagner l’or et avoir la chance de rencontrer les plus grands athlètes canadiens… Tout cela a été incroyable!» Entre autres, les quelques mots échangés avec des hockeyeurs de la Ligue nationale sont un rêve devenu réalité pour le jeune homme. «De plus, j’ai pu assister aux victoires en finale du Canada contre les États-Unis tant en hockey masculin qu’en poursuite au patinage de vitesse longue piste!»
Opération cobra

Après la course, les patineurs ont formé un intriguant signe avec leurs bras devant leurs entraîneurs. Cet élan de joie renvoyait à une stratégie toute particulière de l’équipe: l’Opération cobra. «C’est une tactique différente que nous avons développé pour le relais, explique Guillaume. Normalement, dans une course, les quatre patineurs de chaque équipe font sept fois un tour et demi de piste. Mais, dans notre stratégie, nous avons modifié certains échanges vers la fin de la course pour que Charles [Hamelin], François [Hamelin] et Olivier [Jean] fassent deux tours chacun, ce qui a donné au quatrième coureur plus de temps de repos!»

Ce répit a permis à François-Louis Tremblay, qui bataillait pour le sprint final, d’achever la course en force. «Résultat: nous avons gagné en plus d’avoir créé de la confusion parmi les autres équipes!» indique Guillaume avec fierté.
Pas le temps de souffler

Comme ses compatriotes hockeyeurs, l’étudiant en maîtrise en sciences de la Terre peut se vanter d’être revenu chez lui avec une médaille d’or olympique au cou. Mais où a-t-il accroché ce trophée? «Oups… Elle traîne quelque part sur mon bureau», concède-t-il, un peu gêné.

Depuis son retour à Montréal, l’emploi du temps du champion olympique est des plus chargés. Les athlètes de courte piste sont revenus très tard dans la soirée du lundi 1er mars, le lendemain de la cérémonie de clôture des Jeux. Ils ont aussitôt repris leur entraînement en vue des championnats du monde qui se tiendront le 19, 20 et 21 mars prochain, à Sofia en Bulgarie.

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