CultureUn sublime spectacle pour le 50e de l’UQAM

Avatar Julien Lachapelle21 novembre 20193 min

Dans le cadre du 50e anniversaire de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), l’Orchestre Métropolitain (OM) a organisé, le samedi 16 novembre dernier, un concert musical grandiose à la maison symphonique de Montréal, dirigé de main de maître par son chef d’orchestre, Yannick Nézet-Séguin. 

Pour fêter l’UQAM en grand, M. Nézet-Séguin, qui a reçu un doctorat honorifique de l’Université en 2011, a décidé d’interpréter, devant une salle bien remplie, la Symphonie nᵒ 4 en mi bémol majeur « Romantique » du compositeur autrichien Anton Bruckner.

Divisée en quatre parties, la Symphonie d’Anton Bruckner, dont la première version a été composée en 1874, a amené les spectateurs et les spectatrices dans un voyage musical hors du commun. Yannick Nézet-Séguin a été capable de faire ressortir le meilleur de ces musiciens et musiciennes, indéniablement passionné(e)s de musique classique. Que ce soit les violonistes, les flûtistes, les clarinettistes ou les percussionnistes, tous et toutes ont été en mesure de bien s’harmoniser, tant dans les deux premières parties tout en pianissimo (intensité sonore diminuée) que dans les deux dernières où le tempo est plus rapide et plus intense.

De son côté, le chef d’orchestre était divertissant à regarder, dirigeant son groupe comme si c’était son dernier concert. Malgré son horaire chargé, le « chef à vie » de l’OM montre bien son intérêt pour ce répertoire musical. 

Le clou de la soirée était sans aucun doute le début du spectacle, lors duquel les violonistes ont joué de douces mélodies accompagné(e)s, après quelques minutes, par les trompettistes et les flûtistes. Cette harmonie a amené une belle douceur aux oreilles du public. Toutefois, plus le spectacle avançait, plus les crescendos étaient au rendez-vous. Les musiciens et musiciennes ont joué avec intensité, donnant l’impression qu’un orage résonnait dans la salle. Malgré tout, la musique était agréable à entendre tels les sons des vagues qui touchent le sable sur une plage.

Des discours touchants

Avant le spectacle, la rectrice de l’UQAM, Magda Fusaro, a parlé au micro afin de remercier l’OM pour ce beau cadeau musical offert à l’Université. Yannick Nézet-Séguin s’est à son tour adressé à la foule pour remercier l’UQAM de lui offrir la chance de jouer pour elle le temps d’une soirée. Ces deux discours émouvants et concis ont ensuite laissé place à la performance musicale. 

Dans une capsule vidéo publiée sur la chaîne YouTube de l’UQAM, le chef d’orchestre et ancien étudiant du Conservatoire de musique de Montréal, où cinq premiers prix lui avait déjà été remis en 1996, a réitéré son attachement envers l’Université, ses parents Serge P. Séguin et Claudine Nézet y ayant enseigné pendant plusieurs années. Le partenariat entre l’OM et l’UQAM était important pour le maestro de 44 ans puisque ce sont deux institutions culturelles qui ont à coeur de porter le savoir et la culture dans tous les milieux. L’argent amassé par la vente des billets sera remis directement à la fondation de l’UQAM pour sa campagne de financement 100 millions d’idées.

Bien que le spectacle ait été divertissant, il n’a duré que 70 minutes. Les spectateurs et spectatrices n’ont pas vu le temps passer, même que certains et certaines ont manifesté leur désir d’en entendre plus. Un entracte aurait pu être de mise pour permettre à l’auditoire de respirer un peu. Malgré tout, le public a ovationné l’orchestre pendant plusieurs minutes lorsque la représentation s’est conclue.

Ce spectacle musical magistral et unique marquera non seulement l’histoire de l’UQAM, mais également celle de l’Orchestre Métropolitain. 

Photo Benoit Rousseau

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