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Avatar Marianne Julien21 mars 20141 min

Trois ans après Torches, le groupe Foster the People sort un tout nouvel album, intitulé Supermodel.

Avec les singles Coming Of Age et Best Friend, plusieurs s’attendaient à un Torches #2, excentrique et électronique. Toutefois, Supermodel a un ton plus mature et aborde des thèmes plus sérieux que son prédécesseur comme le capitalisme et l’occidentalisme moderne.

En plus de cette maturité, plusieurs innovations ont lieu, surtout dans les arrangements musicaux. Moins synthétiques, la guitare mise en avant-plan masque les claviers «eighties» reconnus à Torches. Une certaine contradiction entre paroles et musique distingue Supermodel. Alors que les premières sont mélancoliques, la deuxième est étonnamment entraînante. L’album sera peut-être moins populaire auprès des fans de Torches, mais il ira chercher un nouvel auditoire.

Enregistré à plusieurs endroits tels que le Maroc, l’album contient certaines influences musicales, comme dans Are You What You Want To Be?, qui commence l’opus avec une ambiance «groove», quasi africaine. Souvent comparé avec MGMT, Foster the People semble parfois plus inspiré par Tame Impala, comme dans Pseudologia Fantastica, par ses airs psychédéliques.

Le groupe a aussi tenté quelques expérimentations de nouveaux rythmes: Goats In Trees et Fire Escape. Ces deux pièces d’un autre style sont plus acoustiques et dystopiques.

Malgré les disparités entre les chansons, Supermodel s’écoute très bien, reste fluide et permet une écoute à plusieurs degrés. l’album s’écoute très superficiellement ou plus en profondeur. Foster the People prouve sa capacité à faire de la musique de grande qualité. Les pièces plus expérimentales sont peut-être un prélude pour un troisième album.

Supermodel, Foster the people, 18 mars 2014

 

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