À la uneCultureUQAMVue sur le savoir

Avatar Alexandra Piché14 septembre 20122 min

La Galerie de l’UQAM se transforme en campus virtuel le temps de l’exposition de Stéphane Gilot, MULTIVERSITÉ/ Métacampus.

Dès leur entrée, les visiteurs peuvent profiter de maquettes représentant le campus central de l’UQAM et le Quartier latin. Écouteurs sur les oreilles, des vidéos d’entrevue défilent sur les cadres numériques. À l’aide d’une présentation de chercheurs, d’étudiants ou de professeurs, le créateur a voulu explorer la façon de construire le savoir.

Afin de définir les limites de l’exposition, une passerelle lime à l’architecture particulière et des escaliers conventionnels s’opposent. «La passerelle marque une forme de séparation entre le monde universitaire réel, et celui que j’ai créé dans la pièce, une version plus utopique», explique Stéphane Gilot.

«L’oeuvre que je présente à la Galerie cet automne est un peu le résultat de 15 ans de travail et de réflexion sur les utopies, la création d’un monde idéal, les influences de l’architecture sur la société, raconte Stéphane Gilot. J’ai passé tout ce temps à créer de petites nouvelles, et cette exposition est un peu comme le roman qui les réunit pour former un tout.»

L’artiste a pu profiter de la période estivale pour monter le projet dans la Galerie, un privilège. «Le concept d’offrir une résidence à un artiste sélectionné par un comité de sélection a débuté il y a deux ans, relate l’agente de recherche de la galerie UQAM, Ève Dorais. Plutôt que de laisser la salle vide l’été, on l’offre à un artiste pour qu’il puisse effectuer un travail à plus grande haleine.»

Environ 300 visiteurs se sont déplacés au vernissage de l’exposition, le 6 septembre dernier, présenté conjointement à l’exposition Les figures du temps et de l’espace, de Tania Ruiz Gutiérrez. Stéphane Gilot se réjouit de l’enthousiasme suscité par son œuvre. «Ils aimaient le côté éducatif de l’exposition», ajoute-t-il.

Un ouvrage sur les deux œuvres principales de Stéphane Gilot, MULTIVERSITÉ/Métacampus et La Cité performative, sera publié à la fin de l’exposition. Résultat d’une collaboration entre la galerie de l’UQAM et le Musée des Beaux-Arts de Montréal, la publication constituera en elle-même une synthèse de la démarche de l’artiste.

La programmation de la Galerie de l’UQAM s’annonce diversifiée cet automne. L’exposition Montréal/Brooklyn fera suite à celle de Stéphane Gilot, qui se termine en octobre. Des artistes de Montréal et de Brooklyn ont été sélectionnés pour faire partie du projet qui sera présenté dans les deux villes. Le finissant à la maitrise en arts visuels et médiatiques Sébastien Cliche exposera également cet automne sous le thème de la doublure.

Crédit photo: Courtoise de la Galerie de l’UQAM

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *