UQAML’amour est dans l’UQAM

Avatar Justine Gaignard-Parent9 février 20122 min

À quelques jours de la Saint-Valentin, le Centre d’écoute et de référence offre des ateliers sur les relations amoureuses à la population uqamienne. Cette initiative de Léon Petit, finissant au baccalauréat en sexologie, a pour but de familiariser les étudiants avec diverses notions sur le couple.

L’instigateur du projet croit que la société de consommation dans laquelle les étudiants évoluent rend les relations amoureuses de plus en plus compliquées pour les 18-35 ans. «Le paradoxe, c’est que les gens veulent être en couple, mais plus d’un couple sur deux se séparent. Ils veulent s’engager dans une relation, mais n’y arrivent pas.» Le futur sexologue clinicien croit donc en la nécessité de tels ateliers afin que les étudiants prennent le temps de réfléchir sur les dynamiques du cœur.

La série d’ateliers donnés jusqu’au 15 février s’adresse aux couples, mais aussi aux célibataires, rappelle Véronique Frenette, gestionnaire des bénévoles et responsable des communications au sein du Centre d’écoute et de référence. Chaque atelier traite d’une thématique particulière telle que la communication, l’intimité et le dévoilement de soi. Les responsables souhaitent favoriser les échanges en limitant à 20 le nombre de participants. Bien que le nombre maximal de personnes par atelier ait presque déjà été atteint, l’évènement, qui en est à sa première édition, pourrait très bien être répété dans quelques semaines pour répondre à la demande.

Le premier atelier, qui a eu lieu hier, traitait des différences hommes-femmes. Après quelques propositions hésitantes sur les stéréotypes selon le sexe, les langues des participants se sont vite déliées pour laisser place à une discussion animée sur le sujet. La présentation comportait notamment des statistiques, des particularités biologiques à chacun des genres et des théories sur la complémentarité des partenaires et l’acception de leurs différences. D’une durée d’une heure, l’atelier a provoqué des réactions mitigées chez les participants. «Le tout était très bien documenté, mais les notions abordées sont très élémentaires», affirmait un étudiant en psychologie à sa sortie du local. Une autre participante était quant à elle très enthousiaste face aux connaissances qu’elle venait d’acquérir. «J’ai appris que, dans un couple, il faut être à l’écoute de nos différences.»

Ces ateliers sont l’une des nombreuses activités offertes par le Centre d’écoute et de référence, qui met à la disposition des étudiants et du public un service d’écoute en personne et par téléphone. L’organisme à but non lucratif vient en aide à plus de 13 000 personnes par année, met sur pied des activités de sensibilisation sur divers problématiques sociales et organise des jumelages linguistiques pour les nouveaux arrivants.

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