À la uneUQAMDes appuis mitigés à deux groupes d’envergure

Avatar Félix Delage-Laurin17 octobre 20113 min

Les sept associations étudiantes facultaires de l’UQAM décideront, dans les prochaines semaines, si elles appuient ou non les demandes du Comité de soutien aux parents étudiants (CSPE) et du Groupe de recherche d’intérêt public (GRIP), qui souhaitent obtenir une cotisation automatique non obligatoire (CANO). Alors que la demande du CSPE devrait être adoptée rapidement, le GRIP devra modifier sa structure administrative pour obtenir l’assentiment de toutes les associations.

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Le CSPE et le GRIP, devenus groupes d’envergure le printemps dernier, disent avoir besoin de ces montants prélevés à même la facture uqamienne (respectivement 3 $ et 2 $ par étudiant par session) pour mettre en place certains de leurs projets phares. «Les groupes d’envergure doivent prouver que sans l’apport d’argent de la CANO, ils ne seront pas en mesure de donner le service qu’ils voudraient donner», souligne la directrice des Services à la vie étudiante, Manon Vaillancourt. Dans le cas du CSPE, le projet central est la mise en place d’un service de halte-garderie pour les parents-étudiants de l’Université. Du côté du GRIP, plusieurs projets à saveur citoyenne et écologique sont prévus.

«On ne peut pas facturer un étudiant et ne pas facturer l’autre, pour un service qui va être offert à l’ensemble de la communauté universitaire», insiste Manon Vaillancourt. Cela explique, selon elle, le choix du Comité à la vie étudiante (CVE), gérant les demandes des deux groupes, d’aller prendre le pouls des étudiants en assemblée générale avant d’arrêter sa décision finale. Toutefois, les étudiants seront libres de demander le remboursement de leur cotisation, même si les nouvelles CANO voient le jour.

L’Association facultaire étudiante de science politique et droit, l’Association étudiante du secteur des sciences et l’Association facultaire étudiante de sciences humaines (AFESH) ont déjà signifié leur appui aux deux groupes en assemblée générale. «Les membres se sentent interpellés par le projet créatif et emballant de la halte-garderie du CSPE et valorisent les projets citoyens du GRIP», explique Alex Desrochers, secrétaire à la coordination à l’AFESH.

À l’Association facultaire étudiante des langues et communication (AFELC), le projet de CANO a été adopté lors de la dernière assemblée générale, il y a deux semaines. «Le CSPE sera en manque d’argent très bientôt, c’était donc urgent de passer au vote rapidement», soutient Philippe P. Bellemare, coordonnateur de l’Association. Aussi, l’éventuelle cotisation du CSPE pourrait n’être que temporaire. «Le comité obtiendra de l’aide gouvernementale prochainement, et prévoit donc réduire la cotisation. On est à l’aise avec ça», affirme Philippe P. Bellemare. La question du GRIP passera quant à elle au vote au début novembre et son issue devrait être favorable, selon le coordonnateur.

L’Association facultaire des étudiants en arts et l’Association des étudiants de la Faculté des sciences de l’éducation voteront cette semaine sur une motion d’appui à l’un et l’autre des groupes.

Du côté de l’Association étudiante de l’École des Sciences de la gestion (AEESG), on est plus prudent face à l’adoption des CANO. «Pour le CSPE, on attend de voir le budget, sa faisabilité et ses impacts à long terme. Si on n’est pas satisfait, on va leur demander de faire des modifications, et quand ce sera raisonnable, on va le présenter en assemblée générale», affirme Andrew Lockhead, président de l’AEESG.

Le problème est plus important du côté du GRIP, où on exige des changements dans la constitution même du groupe, quant au fonctionnement du conseil d’administration et à la façon de financer l’organisation. «On veut que le groupe se dote d’un conseil d’administration où les membres sont des étudiants de chaque association facultaire», affirme le président.

Le vote en assemblée générale devra attendre quelques semaines. «Ce sera moins long pour le CSPE, qui met beaucoup d’eau dans son vin, croit Andrew Lockhead. Pour le GRIP, on doit changer la constitution en assemblée générale. Ça risque de prendre plus de temps.»

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