Non classéAugmentation du personnel enseignant à l’UQAM

Ewan Sauves4 février 20102 min
L’UQAM embauchera 50 nouveaux professeurs d’ici la fin de l’année 2010-2011.  Cette augmentation des effectifs du corps enseignant avait été conclue après une grève de sept semaines du Syndicat des professeurs de l’UQAM, lors de la session d’hiver précédente.
L’ensemble des sept facultés de l’Université profiteront de la mesure. Parmi les faits à noter, l’École des Sciences de la gestion, avec plus de 12 000 étudiants, aura droit à la plus grande part des renforts, soit 16 professeurs. La Faculté des Sciences Humaines en obtiendra dix. Quant à la Faculté des lettres, langues et communications, qui offre le plus de spécialisations au baccalauréat en communication au Canada, elle se contentera de seulement 3 nouveaux venus.

«L’accord, c’est qu’en cinq ans, il y aura 145 nouveaux postes de professeurs, explique la directrice du Service du personnel enseignant de l’UQAM, Josée Dumoulin. Il y en aura 25 par année pendant trois ans et 35 autres pour les deux dernières années», annonce-t-elle. L’embauche du double d’enseignants normalement prévus cette année par l’accord est due à plusieurs départs. L’Université est donc obligée de combler 25 postes vacants en plus de ceux à créer. Selon la directrice,  37 nouveaux professeurs devraient s’installer sur le campus universitaire d’ici le 1er juin et 13 autres d’ici le 1er décembre.
Sur la corde raide

Étudiant en sociologie et philosophie à l’UQAM et secrétaire à la coordination pour l’Association pour la solidarité syndicale étudiante (ASSE), Christian Pépin reste pessimiste quant à la situation de l’Université du peuple. «L’UQAM est une des universités les plus sous-financées au Québec. Le manque criant de professeurs n’est qu’un symptôme de ce phénomène des plus désastreux pour l’accessibilité et la qualité de notre éducation. Aussi, l’UQAM est l’université québécoise possédant le ratio prof-élève le plus élevé.»
Retour sur les évènements de l’année passée

Après deux ans de négociations infructueuses pour une nouvelle convention collective, les professeurs de l’UQAM étaient entrés en grève en mars 2009. Soutenus par tous les syndicats d’employés de l’UQAM, tout comme par six des sept associations facultaires étudiantes (soit près de 30 000 étudiants), les professeurs ont laissé les classes vides pendant sept semaines. Ce n’est que le dernier jour officiel de la session d’hiver 2009 que l’UQAM a finalement accepté les revendications du Syndicat des professeurs, soit un rattrapage salarial et la création de nouveaux postes.

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