UQAMUn programme de hockey qui ouvrira des portes à la recherche

Julien Lachapelle31 janvier 20193 min

L’annonce de l’investissement d’un million de dollars de la famille Molson donne un important coup de pouce à l’imminente création d’un programme de hockey à l’UQAM. Cette arrivée représente notamment une importante occasion pour les chercheurs et les chercheuses de l’université du Quartier latin.

L’arrivée de cette équipe serait nécessaire pour l’avancement des recherches universitaires sur le hockey, croit le coordonnateur du programme de sport d’excellence de l’UQAM, Daniel Méthot.

« On veut que la Faculté des sciences de l’UQAM s’[y] intéresse. On veut l’aide des chercheurs pour savoir comment améliorer les entraînements de hockey, comment les entraîneurs peuvent mieux conseiller les joueurs dans l’amélioration de leur condition physique et psychologique », souligne-t-il.

Le Département des sciences de l’activité physique a manifesté son intérêt envers ce projet. Son professeur Alain-Steve Comtois, également chercheur scientifique pour les Flyers de Philadelphie, estime que cette future équipe fera progresser la documentation en psychologie et en physiologie dans le milieu sportif.

« On pourra faire des tests à la fois sur la condition physique et l’état respiratoire des joueurs, mais aussi sur l’attitude de ces derniers et sur leur leadership », explique-t-il.

Le directeur du Laboratoire de recherche sur le comportement social de l’UQAM, Robert Vallerand, affirme que le Département de psychologie de l’UQAM pourrait également avoir un intérêt pour ce nouveau programme. « Il faudra regarder avec les responsables du programme pour voir s’il est possible qu’une entente entre les chercheurs et chercheuses universitaires et les athlètes soit mise en place », déclare-t-il.

Proximité et efficacité

Malgré l’apport important de la famille Molson, le nouveau programme nécessitera un peu plus de financement pour voir le jour. Le Centre sportif est d’ailleurs présentement en discussion avec plusieurs partenaires économiques potentiels qui pourraient investir davantage dans la recherche psychologique que physique, selon M. Comtois.

«  J’ai l’impression qu’ils vont plus soutenir ce volet de l’athlète, car les résultats de ces tests sont plus pertinents pour le joueur dans son entraînement que [les résultats des tests sur la condition physique] », précise-t-il.

Selon Alain-Steve Comtois, cette proximité géographique entre les joueurs et les joueuses et le milieu de recherche facilitera les avancées dans le sport universitaire.

« Le Centre sportif accueille assez bien les recherches, mais les équipes sont tellement sollicitées que si un chercheur veut prendre le temps d’entraînement d’un athlète pour un test de recherche, il faut que ce test en question soit pertinent et utile pour le joueur dans son parcours sportif », précise M. Comtois.

Parmi les tests que passent les athlètes, celui du construit de la passion est un des plus importants, selon Robert Vallerand. « Il permet de savoir si un athlète pratique son sport avec une passion harmonieuse ou obsessive. Pratiquer son sport avec une passion obsessive veut dire que l’athlète s’investit tellement dans son sport que ça lui empêche de vivre sa vie sociale et scolaire normalement », explique-t-il.

photo: LUDOVIC THÉBERGE MONTRÉAL CAMPUS

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