SociétéSoccer extérieur: les Citadins de retour en ville

Florian Cruzille10 septembre 20185 min

Les équipes féminine et masculine de soccer extérieur des Citadins de l’UQAM ont donné le coup d’envoi à leur 25e saison consécutive le 29 août dernier. Avant-goût de la campagne à venir.

Un an après avoir perdu en finale des séries du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), l’équipe masculine de l’UQAM espère atteindre le haut du classement en saison régulière. « Notre objectif, c’est de finir dans les deux premiers », précise le milieu de terrain des Citadins Laurent Palacio-Tellier. « Ensuite, il faut gagner les séries éliminatoires et aller au championnat canadien », ajoute-t-il.

Cet objectif ne semble pas hors d’atteinte pour le onze masculin. « Ça fait quatre ou cinq ans qu’on joue les premiers rôles », rappelle l’entraîneur-chef de l’équipe Christophe Dutarte. Depuis 2013, son équipe a toujours terminé sur le podium des séries éliminatoires. Entre 2014 et 2016, les Citadins ont remporté trois championnats en saison régulière et ils entendent bien ajouter un titre à leur collection cette année. « Je suis sûr qu’on en est capable », affirme Laurent Palacio-Tellier.

« Le plus loin possible »

Pour l’équipe féminine, le top quatre est dans la ligne de mire. Un tel résultat cette saison marquerait « la deuxième fois en trois ans que [l’équipe] réussit l’exploit », relève l’entraîneur-chef Alexandre Da Rocha. Lors de la saison 2017-2018, les Citadins ont été exclus des séries éliminatoires en raison de leur différentiel de buts, inférieur à celui de l’Université de Sherbrooke, souligne la gardienne de but Léa Palacio-Tellier, la sœur de Laurent.

Son équipe vacille entre la quatrième et la cinquième position, sur huit équipes, au classement provincial depuis les trois dernières saisons. La gardienne espère que les Citadins se rendront « le plus loin possible », car selon elle, « on a vraiment une bonne équipe [cette année] ».

Ce sentiment fait écho chez son entraîneur-chef. « On a aujourd’hui un des très bons clubs [que j’ai eu] depuis que je suis ici », considère M. Da Rocha, en poste depuis 2012. La formation pour cette nouvelle saison est d’autant plus particulière que « 80 % [des] joueuses sont en première ou deuxième année [universitaire] », remarque-t-il.

Même constat chez l’équipe masculine, qui accueille l’arrivée de nouveaux joueurs à bras ouverts. « Ça amène une nouvelle énergie. Eux aussi nous apportent quelque chose. Ils nous apportent de l’envie. Ils nous apportent un nouveau style, de nouvelles capacités », énumère Laurent Palacio-Tellier.

Christophe Dutarte voit un « défi » dans l’arrivée de nouveaux joueurs. « On a besoin d’habituer les gens au contexte, à la compréhension du jeu, des automatismes les uns envers les autres », explique-t-il.

Son homologue de l’équipe féminine lance un autre son de cloche. « Qu’il s’agisse d’une première ou une cinquième année, ce sont des filles performantes qui jouent. On fait confiance aux gens qui performent », lance-t-il. La gardienne partante des Citadins, elle-même en première année, ajoute « qu’il faut essayer de trouver le juste milieu pour que tout le monde se comprenne sur le terrain ».

En construction

Avec trois matchs disputés pour chacune des équipes, les joueurs comme les entraîneurs pensent être sur la bonne voie pour atteindre leurs objectifs respectifs. « Il faut continuer dans la même forme de travail qu’on a, c’est-à-dire de construire le jeu, d’amener des solutions multiples pour déstabiliser un adversaire », explique M. Dutarte. Il trouve cependant que ces joueurs sont « un peu impatients » sur le terrain. « On ne peut pas aller plus vite que la musique », image l’entraîneur-chef. « Il faut être patient. Il faut construire », précise-t-il.

Le milieu de terrain Laurent Palacio-Tellier dénote aussi une « difficulté à finir devant le but qui cause des problèmes » à son équipe. Idem pour sa sœur Léa, qui remarque que ses coéquipières ont « plusieurs occasions [de marquer] », mais ne parviennent « jamais à la mettre au fond ».

Néanmoins, la gardienne de but demeure confiante. « Même si on perd, on ne va jamais baisser la tête, affirme-t-elle. On va travailler pour aller chercher un but à la fois. On va montrer à tout le monde que les Citadins ne vont pas lâcher. »

photo: FLORIAN CRUZILLE MONTRÉAL CAMPUS

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