À la uneDossier: L'UQAM sur la glaceSociétéDossier: L’UQAM sur la glace

Sarah Xenos11 janvier 20182 min

À l’aube des Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, le patineur artistique Maxime Deschamps doit se concentrer sur ceux de 2022 à Pékin, moment où sa partenaire, l’Américaine Sydney Kolodziej, aura enfin obtenu sa citoyenneté canadienne.

Le jeune homme originaire de Vaudreuil-Dorion a rencontré Sydney Kolodziej, d’Elk Grove en Californie, par l’entremise de leurs entraîneurs respectifs il y a moins de deux ans. Après un essai d’une semaine, les deux athlètes ont pris la décision de compétitionner en duo.

Or, le Comité international olympique exige dans sa charte que « tout concurrent aux Jeux olympiques soit ressortissant du pays du Comité national olympique qui l’inscrit », ce qui anéantit leurs espoirs de participer aux Jeux de 2018. Une situation qui n’empêche toutefois pas Sydney Kolodziej de représenter le Canada lors des championnats du monde, organisés sous l’égide de l’International Skating Union, qui supervise les compétitions internationales de patinage artistique et de vitesse.

Sydney Kolodziej peut désormais représenter le Canada lors de ces compétitions en vertu d’une dérogation délivrée par Patinage Canada. L’organisme a parfois recours à des athlètes provenant de l’extérieur du Canada afin d’atteindre le niveau de compétition des autres pays, explique la gestionnaire des communications de l’organisation, Emma Bowie.

« Les fédérations de patinage travaillent ensemble pour créer le meilleur niveau de patineurs, ce qui signifie parfois unir des patineurs de l’extérieur de leur pays de naissance », explique-t-elle dans un échange de courriels avec le Montréal Campus.

Au début des Jeux olympiques modernes en 1896, on ne portait pas une attention aussi importante qu’aujourd’hui au pays d’origine des athlètes. « C’est aux Jeux de 1920 à Anvers, en Belgique, que la compétition par pays est devenue officielle », souligne le chargé de cours spécialisé en histoire de l’activité physique à l’UQAM et à McGill, Michel Vigneault.

Planifier l’avenir

Une situation qui n’empêche pas l’athlète-étudiant en kinésiologie à l’UQAM de rêver aux Jeux olympiques de 2022, à Pékin. « Chaque année que nous patinons, Sydney et moi, nous prenons de la maturité dans notre technique de patinage. Lorsque nous y irons en 2022, nous voulons être prêts au maximum », rêve-t-il en évoquant le travail qu’il accomplit avec sa nouvelle partenaire depuis seize mois.

Le succès de Maxime Deschamps réside dans sa force musculaire, selon son ancienne partenaire Vanessa Grenier. « Le couple est une bonne discipline pour lui, justement parce qu’il peut mettre de l’avant sa forme physique dans ce type de compétition », explique-t-elle en faisant référence aux multiples levers et autres figures aériennes qui parsèment les compétitions en couple. « Le mental, c’est une force pour lui. Il est orgueilleux et il a confiance en lui », avoue l’ancienne patineuse.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués *

Le journal indépendant des étudiantes et des étudiants de l'UQAM depuis 1980

Les Éditions Montréal Camping inc. Tous droits réservés.