À la uneCultureUne belle suite pour Zen Bamboo

Michaël Laforest27 novembre 20173 min

Après la sortie d’un premier mini-album en juillet, Juvénile, Zen Bamboo revient à la charge avec son deuxième opus, Plus mature, plus assumé. Enregistré cet été quelque part dans les bois, ce deuxième volume pointe le bout de son nez en même temps que l’hiver.

L’hiver est résolument un thème récurrent de ce deuxième projet, qui s’ouvre avec la chanson Étoile polaire. Dès les premières notes, on reconnait bien le groupe, un riff de guitare rapide, une batterie rythmée et le vibrato de Simon Larose. Le tout réconforte les oreilles, bercées le temps de six morceaux. Une suite rocambolesque qui n’est pas sans rappeler, par moment, les mélodies de Karkwa… si l’ancien groupe avait pris une bonne dose de stéroïdes.

L’ouverture déchaînée laisse place à un peu plus de nuances avec un deuxième morceau, Retour au noir, qui s’ouvre avec une légère mélodie au piano. Un répit qui ne dure pas bien longtemps, alors que le groupe retourne rapidement au son surchargé qui fait sa marque. Zen Bamboo laisse tout de même une certaine place à des moments plus calmes, disséminés tout au long de l’album. Ces moments permettent à Simon Larose de montrer toutes les couleurs de sa voix.

Le batteur Charles-Antoine Olivier maintient un rythme effréné tout au long des dix-neuf minutes de l’album. La voix de Simon Larose profite des changements de rythme pour se faire entendre, perçant la cacophonie ambiante de l’album. Le deuxième opus a été enregistré dans les bois au même moment que Juvénile. On sent bien l’énergie du direct au travers des pistes, sans que cela soit dérangeant.

Dans l’arène politique

Deuxième chapitre d’une oeuvre qui en regroupera quatre au total, ce dernier album est, comme son nom l’indique, plus mature. Zen Bamboo se permet de joindre sa voix au débat politique avec son troisième titre, Si on serait un pays, s’autoproclamant citoyen du monde. « Il dit un pays pas d’Anglais / Il dit un pays pas de tissu sur la tête », chante Simon Larose de sa voix lancinante. S‘il prend le Québec en exemple, le chanteur vise les quatre coins du monde.

Sans tomber dans les clichés, Zen Bamboo use plutôt de métaphores pour assumer ses positions politiques. Il s’agit d’un premier pas dans la musique engagée pour le groupe, dont le deuxième album est un équilibre agréable entre les mélodies qu’il avait présentées l’été dernier et un message plus politisé.

Somme toute, Zen Bamboo propose un album assez court qui laisse présager la suite. Reste à voir si la suite sera encore plus politisée ou si le groupe retournera vers son côté plus juvénile.

Sans aucun doute, les membres du groupe se retrouveront dans leur élément le 21 décembre prochain, alors que le groupe sera en spectacle à la Place Émilie-Gamelin, juste à temps pour le début de l’hiver.

 

photo: GRACIEUSETÉ ZEN BAMBOO

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