Malgré des votes en assemblée à deux reprises, l’Association des étudiants en droit (AED) de l’UQAM n’a pas pu assurer le retour en classe de ses membres, ce lundi. L’Association facultaire étudiante de science politique et droit (AFESPED) a occupé les locaux des cours offerts au cours de la journée pour lui en empêcher.
Les membres de l’AED ont décidé à majorité à deux reprises, les l3 et 23 avril, de reprendre les cours le 7 mai et ainsi mettre fin à la grève. Toutefois, l’association facultaire affirme que le mandat de grève a été pris par l’AFESPED et non par l’AED. «Il aurait fallu que les votes de grève soient pris par chaque association modulaire de la faculté pour que l’AED puisse décider de continuer ou non la grève», explique la secrétaire générale de l’AFESPED, Joëlle Naud, aussi étudiante au baccalauréat en droit.
L’AED reconnaît n’avoir pris aucun mandat de grève, mais a tout de même adopté une résolution au mois de février dans laquelle elle dit respecter la décision de l’AFESPED sur la hausse des frais de scolarité. Dans cette optique, l’association modulaire croit avoir la possibilité de se dissocier du mouvement de grève. La coordonnatrice aux affaires académiques, Julie Anne Marinier, tient cependant à préciser que l’AED se positionne toujours contre la hausse. Elle convient aussi que les deux positions divergentes peuvent devenir problématiques pour les étudiants qui ne savent plus quelle association écouter.
Aucune confrontation
Une quarantaine d’étudiants ont procédé à la levée d’une dizaine de cours tout au long de la journée de lundi dans différents pavillons de l’UQAM. La décision de donner ou non une séance revenait aux professeurs.
Les échanges se sont déroulés dans le calme et le respect. Aucune confrontation n’a eu lieu. L’AFESPED dénonce toutefois le comportement d’un chargé de cours qui aurait expliqué aux quatre étudiants présents en classe comment procéder au dépôt d’une injonction. Il aurait aussi parlé contre le mouvement étudiant. L’association étudiante songe à porter plainte contre l’enseignant auprès des instances de l’UQAM. La plainte serait symbolique et pourrait prendre la forme d’une lettre ou d’une résolution adoptée en assemblée générale.
La déception se faisait sentir parmi ceux qui espéraient assister à leur cours en avant-midi. «On s’attendait à ce que le cours ne soit pas donné. Cependant, j’aurais aimé que nous puissions avoir des négociations», affirme Geneviève Ruel, étudiante au baccalauréat en droit, qui déplore par le fait même le non-respect de la démocratie. Julie Anne Marinier juge toutefois que la situation était prévisible. «C’est à la hauteur de ce que nous avions diffusé comme information à nos membres. Nous les avions avertis de l’éventualité de levées de cours.»
L’AFESPED tiendra une assemblée générale ce mardi après-midi au théâtre Le National. Les membres seront appelés à se prononcer sur la dernière offre du gouvernement. L’AED appelle ses membres à y participer et faire valoir leur point de vue afin de convaincre l’AFESPED d’exclure les cours de droit de la grève.
Crédit photos: Frédéric Lacroix-Couture








J’ai pu constater une forte majorité des étudiants se présenter pour suivre leurs cours aujourd’hui- pour se les faire ensuite levers. Notre cours qui devait avoir lieu en après midi: nous étions 13 sur 16. Notre cours en soirée: approx 20 sur 25. Si la majorité des étudiants sont présents à leurs cours, alors, qui-est-ce qui les lèves?… La volonté des étudiants en droit, comme on a pu le constater aujourd’hui-est bien pour un retour en classe, comme il a été voté, non une, mais bien deux fois en assemblée.
Bien que l’AFESPED a toujours un mandat de grève, représentant autant les étudiants en droit, ne pas respecter le vote modulaire de l’AED démontre une mauvaise foi invraisemblable! De traiter ces étudiants qui veulent une reprise de nombrilistes, ou de scabs, une hypocrisie indéniable! Qu’est-ce que ça change de nous laisser suivre nos cours en paix? Absolument rien- De ne pas nous laisser brime notre droit à l’éducation, … et tout ceci pour assurer l’accessibilité aux études blah blah blah?
Alors, véritablement, la seule raison de lever nos cours est que la minorité des étudiants en droit désirants la poursuite de la grève, ne veulent pas sacrifier leur session, à moins que touts leurs camarades soient dans la même situation, de facto. Ils sont prêts pour une perte de session si tout le monde est dans le même bateau, mais au risque d’échouer un cours-là, le discours change! Pour eux, il vaux mieux nuire aux droits de cours de ses collègues, que de faire un réel sacrifice sois-même pour ses convictions. COULONS tous ensembles!