• Ancien site
  • Contact
  • Publicité
  • Mandat
  • Éditions passées

 


 
  • Montréal Campus
  • UQAM
  • Société
  • Culture
  • Opinion
    • Mots tabous
    • Esprit de clocher
    • Méfaits divers
    • En coulisse
  • Baromètre
 

Le lancer soudain de David La Haye

Article par Anne-Sophie Legendre-Girard    Mots clés:      Le  25 février 2010  |  Aucun commentaire

Composé d’une quinzaine de nouvelles à saveur humoristique, Je suis Sébastien Chevalier est le petit dernier des Éditions Rodrigol. Avec sa plus récente publication, l’écrivain Patrice Lessard expose dans un décor urbain des personnages névrosés aux identités vaporeuses.
Celui qui semble avoir une légère obsession pour David La Haye compose des historiettes a priori indépendantes les unes des autres, mais que l’on voit peu à peu se recouper à la manière de poupées russes. Ces répétitions qui créent une dérangeante (mais agréable) impression de déjà-vu constituent probablement la plus grande force du texte. Pour se sortir du labyrinthe littéraire construit par Lessard, on ne peut que s’accrocher aux indices qu’il sème d’histoire en histoire.

L’écriture de l’auteur donne souvent naissance à des situations grotesques et des personnages loufoques qui surprennent par leur originalité. On nous raconte ainsi le suicide du «saigneur Raoul», la partie de jambes en l’air ratée de Jérôme avec une serveuse aux poils particulièrement «rêches», ou encore l’histoire du père de Nadia, mathématicien zélé que son meilleur ami aurait tenté d’assassiner d’un coup de hache en pleine tête. Par une écriture légère et humoristique, Lessard vide la tragédie de son caractère dramatique et nous tire des sourires aux moments les plus étonnants.

Inutile toutefois de crier au chef-d’œuvre contemporain. Certaines histoires ne trouvent pas leur place dans l’ensemble, manquent de saveur et laissent le lecteur sur sa faim. Résultat? On ne peut s’empêcher de s’adonner à quelques reprises à la fameuse technique de la lecture diagonale, témoignage indéniable d’un manque d’intérêt pour une partie de l’œuvre de Lessard. Certaines nouvelles sont d’une insipidité irritante et donnent envie d’abandonner la lecture, voire de garrocher Sébastien Chevalier par la fenêtre. 

Pour les lecteurs curieux qui seraient attirés par cette découverte (avec ses points forts et ses points faibles), ne cherchez pas le livre de Patrice Lessard chez le géantissime Renaud-Bray. Comme tous les ouvrages des Éditions Rodrigol, vous le trouverez exclusivement sur les tablettes des librairies indépendantes. Sans être un bouquin véritablement marquant, Je suis Sébastien Chevalier aborde de manière ingénieuse des thématiques qu’on aurait pu croire éculées. Une lecture intéressante, mais très inégale. 
 
LESSARD, Patrice. Je suis Sébastien Chevalier. Montréal, Les Éditions Rodrigol, 2009, 166 p.
    Partager


Un commentaire?





  Annuler la réponse

« Avoir des couilles
Fais Tamarque.com »






 
  • Archives


Copyright © Tous droit réservés, 2005-2008 Montréal Campus - Le journal étudiant de l’UQAM. site développé et réalisé par Olivier Morneau avec le thème Wordpress Link.